Plateau d'échers

Décoder le langage des mains et gagner aux échecs

Les mains parlent d’elles-mêmes. D’ailleurs, si vous êtes un joueur d’échecs, lire cet article vous fera certainement remporter un grand nombre de parties. Il existe deux gestes typiques que l’on effectue avec les mains, chacun traduisant un état d’esprit diamétralement opposé. Comme toute communication non-verbale, ces gestes sont inconscients. Alors pourquoi ne pas en tirer parti pour gagner une partie ? 😉

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Personnes qui se serrent la main

Savoir décrypter le langage corporel, un booster de vie

Je suis intimement convaincu que la communication est un pilier fondamental de ce ceux qui réussissent. Elle est omniprésente, que ce soit au travail, dans les relations familiales, sociales ou amoureuses. Je ne pense pas vous apprendre grand chose de plus sur l’importance de ce sujet dans la vie, on est d’accord. Les nombreuses formations sur le sujet se comptent en milliers. Je suis par contre persuadé que la communication serait bien plus efficace si elle était pris sous un autre angle : celui de la communication non-verbale. Si l’on considère que la communication non-verbale représente ~55% du paralangage et de la communication, pourquoi n’est-elle pas plus exploitée ? Par exemple, la notion de langage corporel est véritablement apparue aux yeux du grand public français avec la diffusion de l’excellente série américaine Lie to me.

Si l’on cherche à améliorer sa communication en se focalisant sur les mots (7%) et le ton de la voix (38%), on perd la moitié du contenu de son message. D’où l’importance de prendre conscience du langage corporel et dans le meilleur des cas de s’en servir.

Je vous ai fait un schéma (j’aime bien les smileys) montrant l’interaction et les avantages de connaître les rouages de la communication non-verbale et SURTOUT de mettre à profit ces connaissances.

Sortie positive d’une interaction grâce au langage corporel

Notre connaissance et l’appropriation de la communication non-verbale est en générale faible (comparées à celles de mots). Depuis notre enfance, nous sommes axés sur les mots : savoir bien parler. Et pourtant, les mots ne représentent qu’un très faible pourcentage dans la réception du message. C’est pourquoi je suis persuadé que c’est sous cet angle d’apprentissage de la communication que tout l’intérêt de Décodeur du Non-Verbal réside.

Pour résumer, ce blog est donc pour moi un carnet d’apprentissage. Un carnet que je souhaite vous faire partager. Je n’ai pas fait d’études de psychologie, ni même de sociologie. Je suis un homme de terrain, prêt à apprendre et à essayer. Ce blog vise donc, au fur et à mesure des articles, (des podcasts et vidéos qui viendront), à maîtriser ce schéma. Et la GRANDE nouvelle, c’est que cette communication est applicable dans tous les domaines de la vie : FAMILLE, TRAVAIL, RELATIONS AMOUREUSES, SEDUCTION… Savoir la maîtriser, c’est donner un ENORME BOOST A SA VIE.

Si vous aussi, vous voulez partager cette aventure avec moi, pourquoi ne pas vous inscrire à la newsletter du Décodeur du Non-Verbal et recevoir gratuitement les 3 règles essentielles sur comment décrypter le langage du corps ?

Image de personnes qui se serrent la main

On se fait combien de bises ?

Les différences culturelles, on en parle souvent sur le Décodeur du Non-Verbal : la façon de s’habiller, les gestes qui fâchent entre Italiens et Américains. Mais quand est-il de ces différences lorsqu’il s’agit de se saluer ? J’ai vécu 3 ans en Allemagne. Même si la société de nos confrères d’Outre-Rhin partage de nombreux points communs avec la France, il m’est arrivé de me retrouver face à des situations embarrassantes, souvent amusantes. La plupart des européens se serrent la main lorsqu’ils se rencontrent mais aussi au moment de prendre congé. En France, on peut même y passer 30 minutes de notre temps par jour ! Quand est-il dans le monde ? Petit tour d’horizon.

En Inde, en Asie et dans les pays arabes, il est de coutume de garder quelques secondes la main de l’autre une fois le “secouage” terminé. En France et en Allemagne, il s’agit de serrer la main en agitant fermement une à deux fois la main de l’autre et en conservant une courte tenue. Les britanniques, eux, répètent ce geste 3 à 5 fois, les américains peuvent aller jusqu’à 7. Il est assez amusant d’observer dans les rencontres internationales les différences de poignées de main et les regards surpris qui apparaissent. Un américain trouvera un allemand distant avec sa simple poignée de main. A l’inverse, l’allemand pensera que l’américain s’entraine à gonfler une chambre à air.

Et la bise dans tout ça ? Je pense que vous rappellez facilement de cette grande différence étant gamin entre la grande Tante Marcelle qui offrait sa joue à 4 reprises alors que vos parents se contentaient d’une seule bise. Selon les générations, il existe donc des différences. Ceci est d’autant plus vrai selon la culture. Dans les pays scandinaves, une simple bise suffit. Ici en France, on en préfère généralement deux quoi que, selon les régions, cela peut aussi différer*. Chez les belges et néerlandais, on partira sur une triplette. Les pays anglophones évitent généralement ce mode de salutation. Pour avoir vécu en Allemagne, même entre femmes, la bise n’est pas de coutume. Elle sera généralement remplacée par une accolade. Lorsque je rencontrai une femme pour la première fois et après quelques tentatives de bises infructueuses à mon arrivée, le serrage de main est devenu un automatisme. 😉

*Comme j’en parlais plus tôt, je serais curieux de connaître, selon votre région, quelle est le nombre de bises approprié. 1, 2, 3, 4, plus ??? Remplissez ce petit questionnaire ou/et en poster le nombre dans les commentaires.

Combien de bises sont de coutume dans votre région ?

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ADN

Innés, génétiques ou culturellement appris ?

C’est la grande question que l’on peut se poser lorsque l’on constate que 95% des gestes, indépendamment de notre culture, sont identiques et révèlent les mêmes émotions.

Lorsque vous croisez vos bras autour de la poitrine, le bras gauche est-il au-dessus du bras droit ou inversement ? A moins de le faire, vous êtes incapables de le dire. Faites-le maintenant et changer rapidement la position des bras. Une position est plus confortable alors que l’autre semble totalement inappropriée. Ce constat suggère que ce geste est de nature génétique et ne peut être changé.

70% des gens croisent leurs bras avec le gauche sur le droit

Des nombreuses recherches ont été effectuées pour découvrir si la communication non-verbale est innée, apprise ou transférée génétiquement. Dans ce domaine, des réponses partielles ont pu être apportées par l’observation de personnes nées aveugles (et qui ne pouvaient avoir appris les signaux non-verbaux à travers le canal visuel), en observant le langage corporel de différentes cultures de par le monde, et en étudiant le comportement de nos ancêtres anthropologiques les primates.

Les conclusions de ces recherches montrent que les gestes peuvent être classés dans chacune de ces catégories. Par exemple, la plupart des nouveau-nés primates naissent avec la capacité de téter, ce qui montre que ce geste est soit d’ordre génétique soit inné. Le scientifique allemand Eibl-Eibesfeldt a remarqué que les expressions du sourire chez les enfants nés sourds et aveugles apparaissent indépendamment de l’apprentissage et du mimétisme ce qui indique que ce geste doit être inné.

Ekman, Friesen et Sorenson ont étayé certaines opinions de Darwin au sujet des gestes innés en étudiant les expressions faciales de cinq cultures très différentes. Ils ont découvert que chaque culture utilise les mêmes expressions faciales de base pour montrer leurs émotions, ce qui a les conduit à la conclusion que ces gestes doivent également être innés.

Les différences culturelles sont multiples mais les signaux basiques du langage corporel sont les mêmes partout sur le globe.

Il existe toujours des débats sur l’origine des gestes à savoir s’ils sont appris culturellement et deviennent des habitudes ou s’ils sont d’ordre génétique. Par exemple, les hommes enfilent généralement leur veste en commençant par le bras droit, les femmes par le bras gauche. Cela montre, qu’indépendant de l’origine des gestes, les différences entre genre jouent aussi un rôle. Cette remarque sur la veste montre que les hommes utilisent leur hémisphère gauche du cerveau pour l’action alors que les femmes utilisent leur hémisphère droit. De la même manière, si un homme passe à côté d’une femme dans une rue bondée, il se tournera généralement vers elle lorsqu’il la dépasse. Inversement, elle tournera instinctivement son corps de l’autre côté pour protéger sa poitrine. La question suivante se soulève donc, est-ce que cette réaction est innée chez la femme ou l’a t’elle apprise en regardant inconsciemment les autres femmes ?

Paumes de main

Le pouvoir du jeu des paumes

Il existe un geste que l’on ne remarque pas forcément dans l’interaction mais qui pourtant joue un rôle essentiel dans la façon dont notre inconscient le perçoit. Nous ne parlerons donc pas de Révolution Française comme le titre de ce billet aurait pu le laisser présumer mais d’un thème très important dans la communication non-verbale : l’orientation des paumes.

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Casque de NFL

Le meilleur moyen d’offenser les autres cultures

A la vue du titre, ce billet pourrait être interprété comme non politiquement correct mais il aura au moins le mérite de mettre un certain point en avant. Même si la communication non-verbale peut être qualifiée d’universelle, nos différences culturelles jouent aussi un rôle important. On l’avait d’ailleurs vu avec les spécificités de la culture japonaise. Aujourd’hui, voici un quiproquo américano-italien (ou italiano-américain pour ne vexer personne). Et pour ne pas sauter deux fois et mettre directement les pieds dans les plats, on constate qu’on peut attribuer aux américains la palme d’or lorsqu’il s’agit de froisser les autres cultures.

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Flechettes dans cible

Zones et distances

Je parlais récemment dans un article de la notion d’espace personnel. Nous avons vu que cette zone dépendait notamment de la densité de population dans laquelle l’individu avait grandi. Pour un individu vivant en France ou un autre pays qui serait comparable d’un point de vue “densité de population” et culture, la zone personnelle fait partie d’un ensemble de zones qu’il est possible de généraliser en fonction de la distance. Elles peuvent se compter sur les doigts de la main (eh oui, il y a en 4) et comme les schémas valent mieux que les longs discours…

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des jeunes habillés en tecktonik

Le Mirroring, la relation de confiance

Lorsque l’on rencontre quelqu’un pour la première fois, nous contrôlons inconsciemment si cette personne a une attitude positive ou négative envers nous, et ce comme les animaux : dans un instinct de survie. On le fait en balayant du regard le corps de l’autre personne afin de voir si elle bouge de la même façon que nous : c’est ce que l’on appelle le Mirroring.

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Main devant la bouche

Pourquoi les enfants sont-ils plus faciles à décrypter ?

Les adultes sont en règle générale plus difficiles à lire que les plus jeunes car ils ont, en autres, perdu une partie du tonus de leur visage. La rapidité de certains gestes et la façon évidente de les interpréter sont fortement liées à l’âge. Je m’explique.

Prenons un enfant âgé de 6 ans qui raconte une histoire à ses parents. S’il s’agit d’un bobard, son premier réflexe sera de couvrir sa bouche avec les mains.

Couvrir la bouche des mains peut alerter un parent sur le mensonge et chose étonnante, ce geste a tendance à se conserver tout au long de la vie, avec seulement une variation dans la vitesse d’exécution. Lorsqu’un adolescent raconte un mensonge, la main est amenée à la bouche d’une façon analogue à celle d’un enfant de 6 ans. Le geste est cependant plus discret, les doigts viendront légèrement frotter la bouche.

L'enfant en plein mensonge

Ce geste hérité de l’enfance devient même très rapide à l’âge adulte. En racontant un bobard, le cerveau d’un adulte dit à sa main : “Va couvrir la bouche pour tenter de bloquer le mensonge”, tout comme il le faisait enfant. Mais, au dernier moment, la main s’écarte de visage et c’est un magnifique touché du nez qu’il est possible d’observer. On se touche le nez quand on raconte un mensonge. Il s’agit simplement de la version 2.0 à l’âge adulte de celle étant enfant.

“Non, je suis encore au bureau à finir un dossier.”

Avec l’âge, nos gestes deviennent de plus en plus subtiles et moins évident à interpréter. Dans cet article, tous les gestes inconscients du mensonge ne sont pas cités. Il en existe un paquet ! On se retrouve donc dans un prochain épisode…