Outil de communication - le non-verbal

Pourquoi le non-verbal est un outil de communication indispensable ?

Que ce soit dans notre vie personnelle ou professionnelle, nous avons tous été un jour amené à nous poser les questions suivantes « Est-ce le bon moment pour aller parler au patron? (lors d’un meeting dans la boîte où vous travaillez par exemple) » ou encore dans une fête de famille « Je vois bien que quelque chose la tracasse mais je ne sais pas comment je peux l’aider et en plus, ça ne me regarde peut-être pas … Que dois-je faire ? » Bref, ces moments où nous voudrions prendre la décision d’intervenir et où nous nous demandons si c’est le bon moment, la bonne opportunité, …

Outil de communication - le non-verbal

Dans l’article qui suit et grâce à l’analyse de 3 situations concrètes dans lesquelles vous vous reconnaîtrez certainement, vous apprendrez pourquoi une étude non-verbale est nécessaire et comment, grâce à elle, vous pouvez mieux analyser la situation pour agir de manière plus pertinente et adéquate.

Grâce au décryptage des attitudes de notre interlocuteur, nous pouvons recueillir des informations sur son état du moment et les utiliser comme outil d’aide à la décision :

  • Est-il accessible pour l’instant ou trop occupé ?
  • Ce groupe de personnes qui discute accepterait-t-il que je m’y joigne ?
  • Son attitude est étrange… Signifie-t-elle qu’il souhaite arrêter de discuter ?

La CNV peut nous aider à récolter ces renseignements. Et dans bien des cas, c’est même l’unique moyen de les récolter (surtout si nous ne sommes pas encore en interaction 😉 ). Elle se place donc ainsi comme un outil de communication indispensable. Nous verrons avec le 3ème cas, Alice, qu’il y a aussi moyen d’aller beaucoup plus loin.

Bien entendu, je me dois de vous rappeler la règle du Cluster qui nécessite qu’un indicateur ne soit pas pris en considération seul mais que ce sont plusieurs indices allant dans le même sens qui doivent définir nos choix ainsi que l’étude de la ligne de référence.

1er situation où utiliser l’outil non-verbal – Cas de David

David est employé dans une grande entreprise et il a un projet qu’il voudrait soumettre à son patron, souvent peu accessible en d’autres temps. Il trouve que ce soir, lors de la soirée de gala de l’entreprise, un moment moins formel, c’est un bon moment pour initier la conversation et glisser un mot au sujet de son idée.

Son dilemme: Le patron discute avec beaucoup de monde et il ne souhaite pas le déranger quand il ne faut pas… Comment intervenir au bon moment?

Après l’analyse de sa ligne de référence, David repère des moments où son patron montre des signes d’ouverture ainsi que des attitudes d’anti-gravité, signes qui prouvent qu’il est dans un état d’émotions positives ou tout du moins neutre si les signes sont moins marqués. Ces moments seront à coup sûr plus propices à leur entrevue.

David fait également attention, puisque son patron discute avec assez bien de monde, de vérifier s’il peut se joindre au groupe. forment-ils un espace fermé ou y a-t-il la place pour s’insérer naturellement ? Cette place est bien là ? Alors c’est peut-être la chance de David …groupe-communication-non-verbale

 

Il y a d’autres indicateurs qui pourraient être utilisés pour repérer le bon moment, pourriez-vous en donner un 3ème ? Indiquez-le, tout à l’heure, dans les commentaires.

2ème cas – Bertrand – moyen pour optimiser la discussion

En fin de journée de travail, Bertrand parle un peu avec Nadine, sa collègue de travail avec qui il s’entend bien mais tout à coup, elle semble plus agitée, ennuyée, comment réagir ? Bertrand a-t-il dit quelque chose de mal?

Certaines personnes n’oseront pas exprimer clairement ce qu’elles pensent de peur de blesser leur interlocuteur ou par politesse, parfois même si ce n’est pas grave. Par contre, son attitude peut parler d’elle même … Que pourrait apporter l’analyse de Nadine dans le cas présent ? Bertrand pourrait très vite se rendre compte que l’orientation du corps de son interlocutrice est tournée vers la porte d’entrée (la direction des pieds par exemple, mais ses épaules aussi). Et si Bertrand lui proposait simplement de prendre congé et de poursuivre cette conversation plus tard ? Nadine lui en serait probablement reconnaissante, elle qui n’osait pas lui dire qu’elle se mettait en retard pour aller chercher ses enfants à l’école…

Encore une fois, c’est l’étude du non-verbal qui a permis de dénouer la situation et en tant que Décodeur, cette faculté que vous développez est aussi une opportunité pour vous d’agir, de dépasser le niveau d’analyse pour aller plus loin. Le cas d’Alice juste après en est un bel exemple.

Alice utilise le non-verbal en famille – 3ème cas

Alice,  Apprentie assidue du Décodeur du Non-Verbal, se rend compte que Marie qu’elle ne connait pas très bien reste à l’écart et montre beaucoup de gestes tranquilisants à une fête d’anniversaire.

Malheureusement, Alice n’ose pas demander de front à Marie ce qui la dérange, et vous pouvons tous la comprendre, c’est délicat! Mais peut-être peut-elle tenter de la rassurer grâce à son non- verbal ?

Nous entrons ici dans une autre approche de la communication non verbale : nous sommes capable d’adopter des attitudes qui influenceront le comportement de notre interlocuteur. Bien entendu, une analyse bien menée reste indispensable pour agir efficacement. Une des richesse de la Formation Impact Gagnant est justement de travailler en profondeur cette démarche.

Dans le cas de Marie, ses gestes tranquillisants traduisent un malaise, une situation d’inconfort … il faudra donc la rassurer, Alice procèdera en 3 étapes pour réussir :

  1. Elle se synchronisera avec Marie
  2. Alice apportera de l’énergie positive (en souriant par exemple)
  3. Elle rendra la situation la plus confortable possible

C’est en suivant ces 3 phases qu’Alice parviendra à redonner du Bien-être à Marie.

Pour résumer – le non-verbal est un outil important de communication

Nous avons abordé 3 cas d’école pour lesquels l’utilisation de la communication non-verbale s’est rendue indispensable.

  • Dans le cas de David, parce que l’interaction n’avait pas encore commencée
  • Dans les cas de Bertrand et d’Alice parce que notre interlocuteur ne nous dira pas les raisons de sa frustration.

De plus, nous avons vu que la communication non-verbale n’était pas uniquement utilisée lors de l’analyse mais que, consciemment, elle pouvait être utilisée pour initier une modification dans l’attitude de notre interlocuteur et devenir alors un outil actif.

A VOUS DE JOUER !

Vous aussi, vous vous êtes retrouvés dans des situations similaires à David, Bertrand et Alice alors je vous propose de nous expliquer dans les commentaires comment vous avez géré cette situation et ce que vous avez mis en place pour parvenir à votre objectif.

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